La physique des catastrophes

Publié le par Marie de la tondeuZ

 

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"Papa disait toujours qu'il faut une sublime excuse pour écrire l'histoire de sa vie avec l'espoir d'être lu."  Ainsi commence le roman de Marisha Pessl, La physique des catastrophes, titre génial pour un livre qui l'est tout autant. Lorsque j'achetai ce livre au début du mois de mai, nous étions plus fauchés que les blés et j'étais à la recherche d'un roman qui me tiendrait en haleine assez longtemps pour que nos comptes soient enfin renfloués une fois le livre lu; c'était donc une sorte de placement. Je tombai sur celui-ci et me rappelai que j'avais eu plus d'une fois envie de l'acheter sans l'avoir jamais fait. Et puis 817 pages, c'était inespéré. 

C'est un livre à la fois palpitant et critique, drôle et décalé, enjoué et extralucide. Comme sa narratrice, Bleue Van Meer (le bleu de la mer?). On y trouve:

- des mystères

- des rebondissements

- des retournements de situation

- des références constantes à de prétendues lectures, références que certains jugent trop présentes mais qui éclairent toujours la situation d'une manière un peu différente, amènent une distance, un sourire en coin, un clin d'oeil

Et au final, vous vous rendez compte qu'il ne serait pas inutile de le relire, tant les découvertes finales de Bleue éclairent différemment tout le reste du roman - et de sa vie. 

Deux jours après l'avoir terminé, il m'en reste une image très nette, celle d'un petit tableau de Turner au bout d'un couloir sombre, signe pour Bleue (mais elle ne le voit pas) que la vérité ne se trouve pas là où elle le croit. 

 


Publié dans La vie

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madame alfred 30/06/2010 22:10


je me suis régalée l'été dernier avec !


la tondeuZ 30/06/2010 22:34



Oui, je m'en étais souvenue!